Voici une proposition concernant les outils et les supports utilisables pour mettre en œuvre une démarche intégrée. Bien entendu, ils sont largement adaptables à la configuration de votre classe et à vos envies ou aux besoins de vos élèves. Vous pourrez retrouver tout le matériel à imprimer sur le site. 

Des cahiers variés 

Un cahier de lecture (24/32), dans lequel on trouve :
  • Les textes supports, adaptés au niveau des élèves
  • Les fiches de sons ou les gammes de lecture
  • Des fiches de renforcement des structures, à la place d’un nouveau son, lorsque les élèves en montrent le besoin : syllabes à 3 ou 4 lettres, valeurs des lettres complexes (c, g, x…), révisions de sons souvent confondus (b/d, an/on,…)
  • Une fiche récapitulative de tous les sons avec geste et mots référents, qui est un outil de référence pour le travail autonome et l’encodage (collée à la fin du cahier).
  • Les fiches de lecture bis pour les élèves qui ont des difficultés à suivre la progression globale.
Un cahier d’entrainement :

Pour les CP, il peut avoir un lignage adapté, évolutif dès que l’enfant a besoin de changer. Une évaluation en début d’année permet de savoir avec quel lignage commencer pour chaque élève. On trouve dans ce cahier des exercices d’écriture, mais aussi de lecture ou d’étude de la langue. Les exercices peuvent être issus des fiches proposées ou d’un manuel, voire écrits au tableau.

Un cahier d’écrivain : 

Il est utile pour garder la trace des progrès en production d’écrits. Ce cahier peut suivre l’enfant durant le cycle. Il est intéressant de trouver un code pour distinguer les premiers jets non normés (couleur de stylo, de page, ou page de gauche) des réécritures (autre couleur, page de droite…).

Un cahier-outil :

Il regroupe les traces écrites de français. Il serait intéressant également de le garder durant le cycle. Dans ce cas, on peut coller ou écrire la trace écrite du CP sur la page de gauche, en laissant la place sur la page de droite pour la trace écrite complémentaire du CE1. Cette disposition permet aux enfants de faire des liens entre leurs apprentissages. On peut aussi utiliser deux cahiers, un pour l’étude de la langue et un pour le langage oral, la lecture et l’écriture.

Des affichages 

  • Les textes supports, surtout au début d’année, qui servent de mémoire et de réservoir de mots.
  • Les sons étudiés avec leur mot référent : ils sont affichés au fur et à mesure sur le mur de sons, et classés suivant les types de sons.

  • Un affichage évolutif qui permet de mettre en réseau les apprentissages en étude de la langue habituellement séparés : il est important que les élèves comprennent et intègrent progressivement les liens entre les notions abordées.
Du côté de la théorie :

Diverses recherches sur l’enseignement de la grammaire et les règles institutionnalisées par les enseignants montrent « le poids de ces règles avant tout construites sur de la déclaration déductive et leur juxtaposition sans réelle mise en système » (Gourdet, 2008). Les élèves apprennent les « leçons » une par une, et la plupart d’entre eux, et surtout les plus fragiles, ne parviennent pas à en déduire un système de fonctionnement de la langue. Dans ce cas, il leur est bien sûr impossible de se servir de ces connaissances pour lire ou pour écrire.

Le travail autour des cartes mentales, ou cartes heuristiques, a pour principal intérêt justement de permettre aux élèves de faire des liens entre les différentes connaissances, et de les mémoriser. C’est pourquoi le travail collectif de mise en relation des connaissances et de construction de cartes mentales au fur et à mesure de l’année est un apport fondamental pour aider les élèves à comprendre et à mémoriser le fonctionnement de la langue.

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